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| | «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » | |
| | | Auteur | Message |
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pwalagratter Militant


   Age : 47 Inscrit le : 03 Déc 2007 Messages : 781 Localisation : Lyon Couleur politique : à gauche toute
| Sujet: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mar 18 Déc - 22:16 | |
| Un extrait du t'chat de schneiderman dans libé http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/schneidermann/298823.FR.php
Guillaume : comment peut-on sortir sortir de cette spirale du vide, ou tout n'est que coup de communication d'un côté et mépris des intellectuels de l'autre?
S : Ce qui me paraît le pire, ce n'est pas le mépris des intellectuels, c'est le déni du réel. On a l'impression que même le réel se trouve peu à peu gangréné par cette valse d'apparences. Le jour même où toute la presse retentissait du feuilleton d'Euro Disney, on apprenait la mise en liquidation judiciaire de l'usine de chaussures Charles Jourdan, dans la Drôme. En avez-vous entendu parler? Et pourtant quand on regarde de plus près les circonstances de cette mise en liquidation, c'est vertigineux. Le repreneur potentiel a renoncé au dernier moment parce qu'il n'était pas certain d'avoir le droit d'exploiter la marque Charles Jourdan aux Etats Unis. Pourtant il y avait un magnifique plan d'association avec Cathy Hilton qui est la mère de Paris Hilton, cette icône blonde et creuse qui remplit avec du vide, comme Carla Bruni, les pages peoples des magazines depuis plusieurs années. En d'autres termes, il y avait un possible plan de sauvetage d'un objet artisanal de qualité, fondé indirectement sur un secours par les ressources du people. Ce plan de sauvetage a échoué, et les fabricants de chaussures se retrouvent avec leurs chaussures sur les bras. Ils ne peuvent plus rien en faire puisqu'ils n'ont pas le droit de les exploiter par le rêve. Pourtant, leurs chaussures sont toujours d'aussi bonne qualité.C'est ce que je voulais dire quand je disais que cet univers-là, l'univers du rose, l'univers de la Belle au Bois Dormant, l'univers du rêve, gangrène le réel. Pardon d'avoir été si long. |
|  | | Beldounet Modérateur


 Inscrit le : 02 Déc 2007 Messages : 2827 Localisation : Un endroit plus beau que chez toi Couleur politique : Camp des toujours contre qui critiquent
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mar 18 Déc - 22:26 | |
| Sur FI il sont quand même bien parlé de Charles Jourdan aujourd'hui, plus que de Bruni. _________________ Martin c'est un peu comme Robin, mais il vole les modestes pour donner aux pauvres. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mar 18 Déc - 22:27 | |
| Choix de ligne éditoriale. Mais où est le topic sur Jourdan dans ce forum??  |
|  | | Beldounet Modérateur


 Inscrit le : 02 Déc 2007 Messages : 2827 Localisation : Un endroit plus beau que chez toi Couleur politique : Camp des toujours contre qui critiquent
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mar 18 Déc - 22:32 | |
| Perso je préfère parler de l'escroquerie des RTT "monétisable" que d'un cas particulier. Les histoires comme Charles Jourdan c'est juste la partie immergée de l'Iceberg. _________________ Martin c'est un peu comme Robin, mais il vole les modestes pour donner aux pauvres. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mer 26 Déc - 3:02 | |
| Tout cela prend des proportions ridiculement grotesques. Même Rue89 y va de son article quotidien, quand ce n'est pas deux, sur le kiki de Sarkoko. En enrobant, en se donnant de nobles intentions, des analyses bien plus élevées que celles de Match. (j'en ai posté ici même). Mais finalement, derrière le papier(q) cadeau, c'est le même contenu. Bien crasse. Je guette LE médium qui ne parle pas, même pour rire, même pour analyser, des vacances de Sarko en Egypte avec sa belle... |
|  | | pwalagratter Militant


   Age : 47 Inscrit le : 03 Déc 2007 Messages : 781 Localisation : Lyon Couleur politique : à gauche toute
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mer 26 Déc - 11:29 | |
| Tu as raison Katell mais le mélange des genres est tel que c'est difficile de passer à la trappe sa fichue vie privée dont on a rien à faire. Exemple : ses vacances en Egypte. Rebelote : bolloré paye le déplacement, sarkozy devrait (au conditionnel on verra dans les faits ensuite) payer l'hébergement jusqu'à sa visite officielle avec Moubarak. Pour illustrer tout ça : sarkozy et bruni main dans la main ... Le pire étant qu'on va s'habituer ! |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: «En parler ou pas ? Et si on en parle, comment en parler ? » Mer 26 Déc - 12:23 | |
| Oui, bien sûr. Mais je ne suis pas sûre que ça ne lui revienne pas comme un boomerang. 8 mois ne sont pas cinq ans pour tautologiser.
Oui, bien sûr. Mais je ne suis pas sûre que ça ne lui revienne pas comme un boomerang. 8 mois ne sont pas cinq ans pour tautologiser. Tiens, un petit article bien intéressant qui rejoint d'ailleurs ce qeu disait une prof sur la notion de "piège inévitable", ce avec quoi je ne suis pas du tout d'accord
| Citation: | Bientôt la fin du Monde ? CHRONIQUE | mercredi, 26 décembre 2007 | par Paul Litzer
La médiatrice du révérend quotidien se plaint de ne plus pouvoir « vérifier, relativiser, approfondir » l’info sur Sarko. La faute au froufroutant président, ou aux journalistes ? Amis de la presse écrite, sortez vos mouchoirs : c’est bientôt la fin du Monde. Oui, le grand quotidien vespéral va se saborder prochainement. Non, nous ne faisons pas référence aux récents propos du président démissionaire (voir ci-contre) du directoire, Pierre Jeantet, qui réclame une nouvelle recapitalisation de l’ordre de 75 à 80 millions d’euros et va mettre en œuvre un nouveau plan d’économies qui inquiète dans les couloirs de la rédaction. Non si Le Monde, ce journal de référence que le monde entier nous envie s’apprête à mettre la clé sous la porte, c’est tout simplement parce que ses dirigeants jugent que le journalisme n’a plus d’avenir. C’est ainsi que l’on peut interpréter la dernière chronique de la médiatrice, Véronique Maurus, d’habitude mieux inspirée.
Qu’écrit notre amie face aux critiques de lecteurs reprochant au journal du soir une complicité supposée avec le pouvoir de Super Sarko ? Que le froufroutant président, ami des top models, a tendu un « piège » (c’est le titre de sa chronique) aux valeureux journalistes chargés de couvrir l’actualité en France. Quel est ce piège ? Véronique Maurus l’expose avec moult détails et on ne peut que reproduire l’intégralité du passage : « De retour de Chine, jeudi 29 novembre, il donne une interview télévisée. Le lendemain, record de citations dans tous les domaines abordés (banlieues, loyers, 35 heures, EDF, Taïwan). On est à la veille du week-end ; le temps de contacter les spécialistes, les alliés ou les opposants, de se plonger dans les dossiers, d’analyser les propositions et, le lundi 3 décembre, Sarkozy est déjà à Alger. Impossible d’ignorer cette visite délicate, dans un climat houleux, mais difficile, là encore, d’en tirer le bilan. Le mercredi, le président français est à peine de retour qu’il lance un message, par-delà les frontières, aux ravisseurs d’Ingrid Bétancourt, avant d’annoncer, le vendredi, un train de mesures pour les PME, puis de recevoir Kadhafi à Paris le lundi suivant. » Quel perfide, ce Sarkozy ! Car l’habitué du Fouquet’s sait parfaitement ce qu’il fait. Il sait par exemple que « le décryptage bute sur les moyens » et que « séparer l’information vraie de la communication, vérifier, relativiser, approfondir demande non seulement du recul mais aussi une armée de rédacteurs spécialisés ».
Ah, le lâche. Il ne perd rien pour attendre. Dès qu’il aura quitté l’Élysée, on le traînera devant un juge d’instruction courageux pour avoir commis ce forfait contre la vaillante presse tricolore. Conclusion de Véronique Maurus : « Contre l’emprise des communicants (en politique mais aussi dans d’autres domaines comme l’entreprise, le sport ou la culture), les recettes traditionnelles, indépendance, honnêteté, rigueur, etc., ne suffisent plus. Les médias américains, face à la guerre en Irak, l’ont montré. Ce n’est pas une excuse, mais cet exemple prouve que la solution miracle n’a été trouvée nulle part. » La lecture de cette chronique terminée, une seule pensée nous vient à l’esprit : Le Monde va fermer ses portes. Si le grand quotidien du soir reconnaît qu’il ne peut plus « vérifier, relativiser, approfondir » – ce que l’excellent Philippe Ridet, chargé de cirer les souliers à talonnettes de Super Sarko avait du reste déjà théorisé il y a quelques mois –, on se dit que la direction prépare le dépôt de bilan.
Plus sérieusement, on peut s’interroger sur cette propension de quelques cadors du Monde à assurer qu’on ne peut pas traiter différemment l’information concernant notre virevoltant président. Est-ce pour justifier le refus d’enquêter ? Justifier la fascination pour Sarko Ier ? Bien évidemment, de nombreux journalistes font correctement leur travail, y compris au Monde. Mais il faut admettre qu’à la lecture de la chronique de Véronique Maurus, on peut se poser des questions BACKCHICH
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