Pyo Modérateur


   Age : 18 Inscrit le : 03 Déc 2007 Messages : 208 Localisation : Toulouse Couleur politique : la défunte Droite Libre de Rachid Kaci
| Sujet: AFGHANISTAN - la talibanisation du pays Jeu 15 Mai - 15:38 | |
| C'est terrible ...
| Courrier International a écrit: | AFGHANISTAN • La “talibanisation” du pays est en marche Des parlementaires conservateurs s’attaquent aux loisirs “non islamiques” de la population urbaine afin de plaire aux ruraux pauvres qui soutiennent les rebelles intégristes. DE KABOUL Shafi Samandari croyait l’ère des talibans à jamais révolue. “J’adore écouter de la musique, aller à des mariages, explique cet habitant de la capitale afghane. Après que les talibans ont été renversés, j’étais convaincu que nous pourrions recommencer à vivre normalement.” Les talibans ne sont peut-être pas près de revenir, mais si certains députés afghans obtiennent ce qu’ils veulent, une législation digne de leur régime pourrait bien régir à nouveau le pays. Un groupe de parlementaires a en effet soumis à la mi-avril une proposition de loi interdisant les tee-shirts, la musique forte, les rassemblements publics mêlant hommes et femmes, le billard, les jeux vidéo, la colombophilie et bien d’autres choses. Des interdictions qui avaient cours pendant la période intégriste. Il s’agit de la dernière initiative lancée par les conservateurs religieux pour limiter les “influences non islamiques”. Pour beaucoup d’observateurs, c’est la manifestation la plus récente d’une “talibanisation” croissante de l’Afghanistan.
Les billards et les jeux vidéo sur la sellette
La proposition de loi est en effet intervenue une semaine après l’interdiction des séries télévisées indiennes des feuilletons à l’eau de rose qui font un tabac sur les chaînes afghanes. Et, en janvier dernier, le journaliste afghan Perwiz Kambakhsh a été condamné par un tribunal islamique à la peine capitale pour avoir téléchargé sur Internet un article mettant en cause le rôle de la femme dans l’islam. Il devrait faire appel dans les semaines à venir. A la fin de l’année dernière, c’est un de ses confrères de renom, Ghaws Zalmai, qui a été jeté en prison pour avoir traduit le Coran en dari, la variante du persan parlée en Afghanistan. “Même si la loi n’est pas adoptée, c’est une légitimation des talibans, dans la mesure où elle approuve la législation en vigueur sous leur règne”, assure Haroun Mir, cofondateur et vice-président de l’Afghan Center for Research and Policy Studies [centre de recherche installé à Kaboul]. Elle va fédérer les fondamentalistes, poursuit-il, et placer les modérés sur la défensive, créant un climat propice à la prolifération de l’idéologie extrémiste. “Nous avons les mêmes idées que les talibans, confirme le député Qazi Naseer Ahmad. Nous voulons appliquer la charia. Les femmes doivent demander l’autorisation de leur mari avant de sortir de la maison, et elles ne doivent pas porter de vêtements contraires à l’islam.” A Kaboul, beaucoup sont choqués et ont du mal à croire que de pareilles mesures puissent réapparaître dans le discours public. “Quand j’en ai entendu parler pour la première fois, je n’y ai pas cru”, déclare Hamid Asir, journaliste dans la capitale. Les rues de la ville sont visiblement à des lieues des interprétations austères de l’islam que prônent les mollahs et les parlementaires conservateurs. Sur les marchés bouillonnant d’activité, où des haut-parleurs crachent des musiques de films de Bollywood, la foule se presse autour de vendeurs à la sauvette proposant des DVD importés. En petits groupes, les femmes font du lèche-vitrines et se mêlent, parmi les passants, à des jeunes hommes en jean et tee-shirt. Quand les soirées sont douces, les vieux messieurs et les enfants se retrouvent sur les toits pour apprendre à des pigeons apprivoisés à s’envoler et à revenir vers leur maître. Mais, dans les campagnes déchirées par la guerre, où la majorité des Afghans n’ont pas l’électricité et associent l’influence occidentale à la présence militaire étrangère, les conservateurs sont très écoutés.
Marquer des points avant les élections de 2009
“Ils cherchent à conquérir les gens pauvres et attachés aux traditions qui vivent à la campagne, loin de Kaboul”, explique Ahmad Idrees Rahmani, cofondateur lui aussi de l’Afghan Center for Research and Policy Studies. Selon une enquête menée l’année dernière par le Senlis Council, un groupe de réflexion européen reconnu, 27 % des villageois du sud de l’Afghanistan déclarent soutenir les talibans, contre seulement 2 % en 2005. Pour nombre d’observateurs, les parlementaires qui sont à l’origine de la dernière proposition de loi ont des motivations politiques. Pour Ahmad Idrees Rahmani, il s’agit avant tout de marquer des points avant les scrutins législatifs et présidentiel prévus à l’automne 2009. Quant au président Hamid Karzai, il est trop faible politiquement pour contrer les pressions des conservateurs. Il est en outre trop préoccupé par sa réélection pour risquer de se mettre à dos les plus intégristes, estiment les analystes. Cette vague conservatrice rencontre toutefois quelque résistance. Les télévisions continuent à diffuser les séries indiennes. Un présentateur de Tolo TV estime que l’interdiction enfreint la Constitution, et assure que sa chaîne continuera à défier les injonctions du gouvernement. Selon une enquête récente de l’Asia Foundation, une organisation de San Francisco, Tolo TV est regardée par plus de 50 % des Afghans, ce qui en fait de loin la chaîne la plus populaire du pays. Mais son insubordination persistante lui vaut des menaces de représailles : mi-avril, un éminent mollah conservateur a menacé de détruire les antennes de télévision si la diffusion n’était pas interrompue. Cette talibanisation croissante installe une chape de peur sur Kaboul. “Comment vivre avec de telles restrictions et sans loisirs ? s’interroge Shafi Samandari. Ce sera exactement comme au temps des talibans, et il nous faudra encore fuir notre pays.” Anand Gopal The Christian Science Monitor |
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sarkonaute 1er avertissement


Inscrit le : 03 Déc 2007 Messages : 1361
| Sujet: Re: AFGHANISTAN - la talibanisation du pays Jeu 15 Mai - 15:50 | |
| KABOUL, Afghanistan - 14 mai 2008 : Un professeur a été tué par balles en Afghanistan après un discours où il condamnait les attentats-suicide, ont rapporté des officiels mercredi. Abdul Hadi avait critiqué ce type d’attentats dans un discours mardi, les qualifiant d’”anti-islamiques” et “anti-Afghans”, raconte Khair Mohammad Subat, le directeur régional de l’éducation.
Hadi avait parlé devant une assemblée d’environ 700 personnes, comprenant le gouverneur, dans la région d’Archi de la province de Kunduz. Il se rendait chez lui quand il a été abattu peu après. Le chef de la police, Mohammad Ayub Salangi a indiqué que la police enquêtait mais n’avait procédé a aucune arrestation.
Herald Tribune, AP, May 14, 2008 http://www.iht.com/articles/ap/2008/05/14/asia/AS-GEN-Afghan-Teacher-Killed.php _________________ Signaler un contenu offensant pour le Président:

Merci de votre collaboration:
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Falblabla Militant


   Age : 25 Inscrit le : 19 Fév 2008 Messages : 692 Localisation : La plus belle ville du monde Couleur politique : Noire
| Sujet: Re: AFGHANISTAN - la talibanisation du pays Jeu 15 Mai - 16:09 | |
| Mais non, voyons, vous n'avez pas assez appris l'Histoire. Cette guerre, qui devait êtrem est un succès incroyable, les talibans ont été chassés... _________________ "Un bon Maître, ils en auront un Dès que chacun sera le Sien" Bertolt Brecht |
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karg se 1er avertissement


   Age : 25 Inscrit le : 28 Jan 2008 Messages : 273 Localisation : Cestas Couleur politique : Liberal progresist
| Sujet: Re: AFGHANISTAN - la talibanisation du pays Jeu 15 Mai - 16:36 | |
| Si Karzaï n'était pas incompétent pour diriger le pays, les pakistanais arrêter de souffler sur les braises, si les sous traitants (les seigneurs de guerre) qui ont fait la guerre avait bien fait le travail dans le sud, la liste des bévues est longue. Mais elle ne remet pas la légitimité d'une action pour chasser les talibans. _________________ "Le reproche qui me touche le plus parmi ceux qui me sont faits, c'est le reproche sur le fait que ma politique est au service d'un petit nombre de nantis. C'est ce que les français croient, et ils ont raison de le croire" Nicolas Sarkozy |
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